La solution

  • Confrontés à ce type de tâches, la majorité des individus s’efforcent de reproduire des fréquences proches de la structure proposée (réponse b : 70% de X et 30% de O) et obtiennent en gros 58% de bonnes réponses.
  • Une réponse rationnelle implique, au contraire, de toujours choisir le X (réponse c) et vous donne en moyenne 70% de bonnes réponses.

Rares sont les individus qui adoptent ce comportement de façon systématique.

Des souris, confrontées à ce type d’incitations dans un labyrinthe, se présenteront elles toujours devant la porte des X qui leur donne 7 chances sur 10 d’obtenir de la nourriture (contre 3 sur 10 à la porte des O).

  • Enfin, si vous pensez que les choix précédents peuvent guider votre choix (réponse d), vous utilisez la “loi des petits nombres” et l’heuristique de représentativité. Votre résultat ne sera sans doute pas meilleur qu’avec la réponse b.

On doit cet exemple à Herbert Simon qui montre ici combien les choix individuels s’écartent des choix rationnels probabilistes y compris lorsque la tâche est simple et que l’information est transparente.