La diversité des méthodes

La majeure partie des travaux en psychologie sociale ou cognitive repose sur l’expérimentation.

Dans ce domaine, la pratique des psychologues est ainsi bien antérieure à celle des économistes expérimentalistes.

Depuis les travaux novateurs d’Edward Chamberlin (1899-1967) puis de Vernon Smith, cependant, l’expérimentation est devenue une pratique répandue en économie.

Une expérience en économie consiste à créer un environnement contrôlé afin de reproduire artificiellement une situation reflétant les conditions de la théorie économique.

L’expérimentation s’effectue le plus souvent dans le cadre du laboratoire mais aussi en milieu naturel. [1]

En psychologie, d’autres méthodes d’investigation sont possibles.

Il s’agit notamment notamment :

  • des entrevues et des enquêtes, de la simulation et des jeux de rôles,
  • ainsi que d’autres méthodes plus secondaires comme l’étude de cas (d’une personne ou d’un groupe),
  • l’analyse de contenu (permettant d’extraire de l’information objective à partir des réponses des participants)
  • et, enfin, la méta-analyse, qui vise à intégrer les résultats d’un ensemble conséquent d’études ayant observé un phénomène particulier.

Du fait de l’accumulation de résultats pour certains jeux économiques expérimentaux depuis une trentaine d’années (Ultimatum, Dictateur, Dilemme du prisonnier) et de l’utilité d’étudier les motivations des participants, la méta-analyse ou l’analyse de contenu sont désormais utilisées par les psycho économistes.


[1] Pour un tour d’horizon complet sur la méthode expérimentale en économie, consultez l’ouvrage de N. Eber et M. Willinger, Economie Expérimentale (2012, 2ème Edition, La Découverte).