Les enjeux

Pour un économiste, le dilemme du prisonnier remet en cause l’idée selon laquelle la recherche de l’intérêt personnel mène inéluctablement au bien-être collectif.

Le dilemme fournit un contre exemple incontournable au mythe de la “main invisible” développée par Adam Smith.

  • Sur la base de la rationalité et de la maximisation de son intérêt, chaque brigand a intérêt à ne pas coopérer.
  • La solution qui en résulte est cependant sous optimale pour la société (composée ici des deux brigands). Il aurait été bien préférable pour l’un et l’autre qu’ils puissent nier le cambriolage.

Le dilemme du prisonnier s’illustre très fréquemment dans la vie réelle [1].

Les champs d’application de ce dilemme se trouvent aussi bien en économie de l’environnement, en sciences politiques ou bien encore en sciences gestion, domaines dans lesquels la notion centrale de coopération fait l’objet de nombreux travaux expérimentaux.


[1] Nous sommes ainsi fréquemment confrontés à des situations dans lesquelles notre intérêt individuel rentre en conflit avec l’intérêt collectif : redevance audiovisuelle, impôts, économies d’énergies, participation à des oeuvres caritatives, etc.