Solution

La solution au test précédent élaboré par Peter Wason en 1966 est la suivante.

Le test porte sur notre aptitude à confirmer ou infirmer nos croyances. Dans le test, il faut sélectionner les lettres permettant de “vérifier” la pertinence d’une règle.

  • « Si une carte porte une voyelle d’un côté, alors elle porte un nombre impair de l’autre côté »
  • La séquence est E C 5 4. Quelles cartes faut-il retourner ?

La majorité des individus répondent, correctement, que la carte E doit être retournée. En retournant la carte E, si j’obtiens un nombre impair, je valide la règle, et si c’est un nombre pair, je la réfute.

De nombreux individus jugent également que la carte 5 doit être retournée aussi, en dépit du fait que la carte 5 ne peut falsifier l’énoncé, quoi qu’il y ait de l’autre côté (voyelle ou consonne). Elle ne peut que le vérifier. La carte 5 n’est donc pas vraiment pertinente...

Une grande majorité des individus jugent enfin qu’il ne faut pas retourner la carte 4 alors qu’elle permet de réfuter la règle si une voyelle apparaît. Les individus ne la choisissent pas parce qu’elle ne peut pas "valider" l’énoncé.

Le test montre ainsi une plus grande aptitude des individus à confirmer la règle plutôt qu’à la réfuter. C’est ce qu’on appelle le “biais de confirmation”.

Pas vraiment convaincu ? Essayez un autre test un peu différent ! Ou un autre test similaire !