Etre rationnel

L’hypothèse de rationalité est fondamentale dans l’analyse économique.

Pour l’économiste, un individu est rationnel lorsqu’il a pour objectif la maximisation de ses intérêts compte tenu de ses contraintes.

On dit que la rationalité est instrumentale ,substantielle ou encore "conséquentialiste" [1].

  • Par exemple, un consommateur est rationnel lorsqu’il maximise son utilité, sa satisfaction, issue de l’achat de biens et services, compte tenu de sa contrainte de budget.
  • Dans un univers de certitude, les économistes supposent que les individus maximisent une fonction d’utilité qui porte sur l’espace des biens matériels [2].
  • La fonction d’utilité d’un individu i s’écrit ainsi sous la forme Ui = Ui (x1, x2) où x1 et x2 sont les quantités des deux biens disponibles dans l’économie.
  • L’économiste ne pose pas explicitement que l’individu est égoïste car rien n’empêche d’intégrer dans la fonction d’utilité de l’individu le bien-être d’autrui.
  • Ce n’est cependant pas la règle dans la très grande majorité des recherches académiques. Les auteurs néoclassiques ont ainsi retenu l’égoïsme de l’individu comme la norme de comportement. Adam Smith, pourtant bien plus modéré que ses successeurs, est ainsi devenu le chantre de l’égoïsme.
  • Ce n’est qu’aujourd’hui que les nouveaux modèles de préférences sociales prennent véritablement en compte l’attention que l’individu porte à autrui : coopération, altruisme, réciprocité, équité, confiance, ...

Au-delà de cet objectif, l’économiste présuppose certaines “facultés” à l’individu. L’homo oeconomicus est ainsi doté de capacités prodigieuses au service de la recherche de son intérêt individuel. Il est en particulier très intelligent, calculateur et parfaitement omniscient...


[1] Au sens où ce sont les conséquences de vos actions qui comptent dans la rationalité et non les intentions qui président à vos actions.

[2] En présence d’incertitude, la maximisation porte sur l’utilité espérée, qui intègre les possibilités de réalisation d’un évènement via l’espace des probabilités.