Penser le risque - Apprendre à vivre dans l’incertitude

L’ouvrage du psychologue Gerd Gigerenzer (2009, Markus Heller, 374 pages) montre que les individus ont de “sévères” difficultés à prendre des décisions dans un univers probabiliste.

  • En conséquence, une mauvaise estimation des probabilités se traduit par des décisions erronées.
  • Pendant de longues années, le psychologue a effectué des expériences sur le terrain avec des professionnels (notamment des médecins).
  • A l’encontre de la fable de l’homo oeconomicus hyper compétent, maître d’oeuvre des probabilités conditionnelles (la fameuse règle de Bayes), Gigerenzer évoque l’existence d’un “innumérisme statistique” qu’il explique en considérant que les probabilités, les pourcentages et autres formes normalisées de représentation des risques sont récents tandis que les « fréquences naturelles résultent de l’échantillonnage naturel, le processus par lequel les hommes et les animaux ont expérimenté le risque au cours de leur évolution » (Gigerenzer [2009, p. 70]).
  • En clair, pour un individu, il est beaucoup plus facile de raisonner en termes de fréquences (par exemple, le nombre de décès pour 1000 habitants au cours d’une année) qu’en termes de probabilités (le taux de mortalité au cours d’une année)
  • Si vous n’êtes pas convaincu, tentez de résoudre le calcul suivant.