Le point de référence

Dans notre vie quotidienne, lorsque nous devons procéder à une évaluation, nous nous référons le plus généralement à un point de référence.

  • Vous avez, par exemple, davantage apprécié ce film que votre camarade ou encore que celui que vous avez vu la semaine dernière.
  • Vous considérez que le comportement de votre enfant "casse-cou" est risqué parce qu’en vous mettant à sa place, vous auriez le vertige.
  • C’est lorsque vous n’avez pas mangé depuis longtemps que la sensation de faim vous tenaille. De même, votre perception du froid est réglée par rapport à votre état physiologique présent et de la situation où vous vous trouvez.

Au sein de la théorie économique, la notion de point de référence est quasiment absente :
- le consommateur désire toujours davantage de biens matériels et optimise sa satisfaction ;
- le producteur maximise son profit ;
- en situation risquée, c’est l’espérance d’utilité associée aux gains ou aux pertes qui est elle aussi maximisée.

Ce que révèle la théorie des perspectives proposée par Daniel Kahneman et Amos Tversky, c’est que l’évaluation dans le domaine du risque dépend de façon fondamentale d’un point de référence.

  • En général, sur les marchés financiers, le point de référence, c’est le statu quo. Mais, ce peut être aussi le résultat que vous escomptez, celui qui correspondra à vos attentes ou encore celui auquel vous estimez avoir droit [1].
  • Une conséquente importante du point de référence est l’existence d’une aversion à la perte.

[1] Par exemple, s’il s’agit d’une prime ou d’un avancement dont a bénéficié votre collègue.

La théorie des perspectives