Les résultats

Le paradoxe d’Allais a Ă©tĂ© l’objet de nombreuses expĂ©rimentations en laboratoire

Au dĂ©but des annĂ©es cinquante, Maurice Allais [1953] propose ces choix d’options Ă  ses Ă©tudiants en dehors de tout contexte expĂ©rimental rigoureux.

Les rĂ©sultats ultĂ©rieurs obtenus par Conlisk (1989) ont cependant montrĂ© la robustesse de ceux obtenus par Allais [1] :

  • 7% des participants choisissent la loterie A et la loterie C
  • 44% choisissent les loteries A et D
  • 7% choisissent B et C
  • 42% choisissent B et D.

Que nous apprennent ces rĂ©sultats ?

  • Si vous avez choisi AC ou BD, comme le font 49% des participants, vos dĂ©cisions respectent la cohĂ©rence de la thĂ©orie de l’espĂ©rance d’utilitĂ©.
  • En revanche, une majoritĂ© de choix, AD et BC (en gras), ne respectent pas cette cohĂ©rence.

C’est ce dernier rĂ©sultat qui explique la popularitĂ© de ce paradoxe car il remet en cause en effet la rationalitĂ© du choix en prĂ©sence de risque [2].

Ce qui est en jeu, c’est ce que l’on appelle le principe de la chose sĂ»re.


[1] Voir Conlisk, 1989, Three Variants on the Allais Example, American Economic Review, 79, p. 392-307.

[2] Un autre résultat important est que les loteries AD sont davantage choisies que BC (44% contre 6%), ce qui signifie que le biais est systématique et non dû au hasard.