John Stuart Mill

En tant qu’économiste, John Stuart Mill (1806-1873) établit une frontière claire entre la psychologie académique, préoccupation des philosophes et des physiologistes de son époque, et l’économie.

  • D’après Stuart Mill, l’Economie Politique s’intéresse avant tout aux moyens humains permettant l’accroissement des richesses, aussi bien sur le plan individuel qu’au niveau de la nation.
  • L’Economie Politique utilise cependant les sciences de l’esprit lorsque leur objet porte sur l’étude de la richesse.

Le regard que Stuart Mill porte sur la psychologie se réduit ainsi au processus par lequel l’individu maximise son utilité ou son bonheur :

  • la “loi” psychologique selon laquelle un individu préfère davantage de bien que moins apparait ici fondamentale.
  • la question de ce qui procure de la satisfaction ou de ce qui la motive oppose cependant psychologues et économistes.
  • Comme son père, James Mill, Stuart Mill souligne cependant l’existence d’une préférence pour le présent ainsi que d’une aversion au travail.
  • Davantage, il étudie la structure des anticipations, des attentes, la place des plaisirs futurs et présents ainsi que de la mémoire.
  • Au cours du 19ème siècle, (trop) peu d’attention sera ensuite porté par les économistes au rôle de la formation des anticipations et des attentes... [1]

[1] Jusqu’à l’avènement incontournable dans les années 1970 de la théorie des anticipations rationnelles développée par les américains Robert Lucas (1937-) et Thomas Sargent (1943-).