Les aspects déontologiques

En psychologie sociale, les travaux sur l’autorité de Stanley Milgram ou de Philip Zimbardo ont fait naître une réflexion abondante sur la méthodologie expérimentale et la déontologie adoptée par les chercheurs. [1]

A la suite de ces réflexions, est née une “charte déontologique” qui implique le respect de certains principes :

  • L’expérimentateur ne doit pas porter atteinte à la santé physique ou psychique du sujet.
  • Le sujet doit être informé a posteriori des objectifs de la manipulation expérimentale. [2]
  • Le principe de confidentialité doit être respecté.
  • Dans le milieu naturel, enfin, l’expérimentateur doit préserver au mieux l’intimité du sujet.

En économie, les aspects déontologiques se posent avec moins d’acuité, notamment parce que l’économie expérimentale exclut de facto la duperie des sujets.

En neuroéconomie, cependant, une expérimentation ne peut être conduite sans l’aval d’un comité d’éthique. Le comité préserve l’intégrité des sujets ou des patients.

En laboratoire, dans un cadre expérimental plus classique, l’expérimentateur s’engage à rémunérer les sujets conformément à ce qui est annoncé au cours de l’expérience, la confidentialité des données individuelles étant naturellement la règle.


[1] Les travaux de Milgram ont été notamment constestés en raison de la souffrance morale que l’expérience infligerait ex post aux sujets (professeurs) de l’expérience.

[2] Ce qui se traduit par une pratique courante de debriefing après l’expérience qui permet d’expliquer au sujet les objectifs de la recherche.